Réunie en assemblée générale, ce jeudi 26 mars à Saint-Paul, la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME) de La Réunion a officialisé un changement de gouvernance. Pascal Plante a été élu à la présidence de l’organisation patronale, succédant à Gérard Lebon, en poste depuis un peu plus de quatre ans.
Ce départ s’inscrit dans le cadre d’une évolution des statuts nationaux de la CPME, qui interdisent désormais le cumul entre la présidence d’une structure territoriale et celle d’un syndicat de branche. Également président du Syndicat réunionnais des exploitants de stations-service (Sress), Gérard Lebon a ainsi dû faire un choix. « Il fallait faire un choix », a-t-il expliqué.
Arrivé à la tête de l’organisation en 2021, Gérard Lebon est revenu sur son mandat, marqué selon lui par un travail de structuration et de transformation. « Le 8 décembre 2021, par surprise je devenais le président (…) J’ai souvent croisé le regard du fameux syndrome de l’imposteur, mais quand le devoir appelle, on agit », a-t-il déclaré selon nos confrères de Zinfos974. Il a également insisté sur l’évolution de la confédération : « La CPME n’est plus un club d’homme, c’est le reflet de l’entrepreneuriat réunionnais tel qu’il est ».
Pascal Plante, jusque-là vice-président de la CPME Réunion, a été élu pour lui succéder. Conseiller régional en charge de l’internationalisation des entreprises et Président de l’agence régionale La Réunion Développement, il conserve ces fonctions. Lors de son intervention, il a souligné les enjeux liés à l’entrepreneuriat local : « Gandhi a dit : soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ». Il a ajouté : « Entreprendre à La Réunion, c’est entreprendre dans un territoire exigeant. Derrière chaque entreprise réunionnaise, il y a un entrepreneur. Les PME sont le cœur battant de notre tissu économique ».
La passation de pouvoir, symbolisée par une poignée de main entre les deux hommes, marque une transition dans la continuité pour l’organisation patronale. La CPME Réunion revendique aujourd’hui 380 adhérents directs, auxquels s’ajoutent 15 syndicats de filière, représentant au total entre 1 200 et 1 500 entreprises. Ce changement de présidence intervient dans un contexte économique tendu, notamment en raison des répercussions internationales du conflit en Iran, alors que les PME locales restent particulièrement exposées.





















