Le Préfet de Mayotte Frédéric Poisot réaffirme sa volonté de poursuivre les démolitions au-delà de l'opération Kingia

© Préfet de Mayotte

Le Préfet de Mayotte Frédéric Poisot réaffirme sa volonté de poursuivre les démolitions au-delà de l'opération Kingia

Alors que l’opération Kingia se poursuit sur le territoire, une nouvelle opération de décasage a été menée vendredi près de Moya, en Petite-Terre. Au total, 72 habitations précaires ont été détruites. Le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, a réaffirmé sa volonté de poursuivre ces interventions audelà de l’opération en cours. Détails avec notre partenaire France-Mayotte Matin. 

Ce vendredi, en PetiteTerre, près de Moya, une nouvelle opération de décasage a été menée dans le cadre de l’opération Kingia. Pour le préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, ces opérations sont appelées à se poursuivre. « Je souhaite continuer à décaser parce que ces opérations sont importantes. Elles participent à la lutte contre l’immigration clandestine, à la sécurité du territoire [...] », a-t-il expliqué, tout en soulignant l’importance de ce type d’intervention pour la protection de l’environnement et le bien-être des habitants vivant à proximité de ces bidonvilles. 

L’opération a démarré dès 5 heures du matin avec le bouclage de la zone « pour travailler en sécurité », a déclaré le préfet, présent sur place. Au total, 72 habitations précaires et illégales étaient concernées par cette opération de démolition, qui touchait environ 330 personnes vivant sur le site. Quelques jours avant le début du décasage, une permanence sociale avait été mise en place afin que les familles puissent se faire connaître et être accompagnées dans leurs démarches de relogement. « On a trouvé des solutions, et c’est encore en cours, pour plus de 20 familles », a souligné le préfet de Mayotte. 

Près de 70 salariés du prestataire ont été mobilisés pour cette intervention. Sur le terrain, les équipes techniques ont détruit les cases en tôle ainsi que les différents matériaux composant les habitations. L’entreprise Colas participait également à l’opération, char- gée d’assurer l’évacuation des matériaux dans le respect des règles de sécurité. Au milieu des engins de chantier, les gendarmes assuraient la protection des salariés et le maintien de l’ordre. 

Frédéric Poisot a une nouvelle fois affirmé sa volonté de poursuivre la destruction des cases en tôle, y compris au-delà de l’opération Kingia. Jusqu’à présent, environ 300 cases en tôle avaient été détruites. Cette nouvelle opération porte désormais ce total à près de 400 cases démolies. Le préfet de Mayotte a déclaré qu’il prenait « en compte la dimension humaine vis-à-vis des familles qui se trouvent dans ce genre de situation, mais sans aucune faiblesse et avec beaucoup de rigueur, parce que je me dois de faire respecter la loi et le droit ».

Par France-Mayotte Matin