La Réunion : L’État confirme la stabilité des dotations aux collectivités en 2026

Hôtel de ville de Saint-André à La Réunion ©WikiCommons

La Réunion : L’État confirme la stabilité des dotations aux collectivités en 2026

L’État maintiendra en 2026 son niveau de soutien financier aux collectivités locales de La Réunion à travers la dotation globale de fonctionnement (DGF), selon les perspectives de répartition présentées cette semaine et malgré la réduction annoncée des contrats PEC. Le Gouvernement souligne une stabilité de l’enveloppe nationale, fixée à 27,4 milliards d’euros, tout en poursuivant les mécanismes de solidarité en faveur des territoires les plus fragiles.

La DGF constitue la principale dotation versée par l’État aux communes, intercommunalités et départements. Son montant varie selon plusieurs critères, notamment la population, les ressources fiscales ou encore les charges supportées par les collectivités.

Après une hausse nationale de 790 millions d’euros entre 2023 et 2025 pour accompagner les collectivités dans un contexte économique tendu, l’exécutif annonce désormais une stabilisation de l’enveloppe globale. Toutefois, les montants attribués à chaque commune continuent d’évoluer en fonction des réalités démographiques et sociales locales.

À La Réunion, l’effort de péréquation demeure supérieur à la moyenne nationale. Selon les chiffres communiqués, l’État consacre en moyenne 259,86 euros par habitant aux communes réunionnaises, contre 174,76 euros au niveau national. Cette différence s’explique notamment par les charges spécifiques des territoires ultramarins et par la progression de la dotation d’aménagement des communes d’outre-mer (DACOM), en hausse de 5,1 % en 2026.

Les données publiées montrent une augmentation moyenne d’environ 4,9 % des dotations communales sur l’île. Plusieurs communes enregistrent des progressions supérieures à cette moyenne. C’est notamment le cas de Sainte-Marie (+9,5 %), Saint-Benoît (+8,8 %), Saint-André (+7,5 %) ou encore Sainte-Suzanne (+7,4 %).

En valeur absolue, Saint-Denis demeure la commune percevant la dotation la plus élevée, avec plus de 48,1 millions d’euros en 2026, soit une hausse de 2,07 millions d’euros par rapport à l’année précédente. Saint-Paul (+1,38 million d’euros), Saint-Pierre (+1,09 million) et Saint-André (+1,05 million) figurent également parmi les principales progressions. À l’inverse, la commune de Cilaos est la seule à enregistrer une baisse de sa dotation, avec un recul de 1,1 %, soit une diminution d’environ 13.700 euros par rapport à 2025.

Selon le communiqué, cette répartition vise à maintenir des ressources stables pour les collectivités tout en tenant compte des évolutions de population et des besoins spécifiques des territoires.