Gérald Darmanin et Marie Guévenoux à Mayotte dimanche

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Gérald Darmanin et Marie Guévenoux à Mayotte dimanche

Alors que la situation sur l’île s’envenime sur fond d’immigration d’illégale et d’insécurité, le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, et la nouvelle ministre déléguée aux Outre-mer, sont attendus à Mayotte dimanche, a-t-on appris dans un communiqué.

Gérald Darmanin et Marie Guévenoux seront accompagnés de plusieurs directeurs généraux du Ministère (Directrice générale adjointe de la police nationale, Directeur général de la gendarmerie nationale, Directeur général des étrangers en France, Directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises) et d’une quinzaine de gendarmes du GIGN qui viendront renforcer les effectifs sur place pour mener des opérations coup de poing, détaille le communiqué du Ministère de l'Intérieur et des Outre-mer. 

Préparation de Wuambushu 2

« A l’occasion de ce déplacement, les ministres rencontreront l’ensemble des services de l’Etat présents sur place. Ils entendent également renouer le dialogue avec les élus de l’archipel et les citoyens, mais également avec les acteurs économiques dont l’activité est rendue difficile par les barrages qui bloquent la circulation depuis plusieurs semaines. Ce déplacement permettra aussi aux ministres de relancer les travaux sur le projet de loi Mayotte, que le Premier ministre a annoncés lors de sa déclaration de politique générale le 30 janvier dernier », ajoute-t-on. « Lors de ce déplacement, Gérald Darmanin échangera avec les forces vives de l’île afin de préparer la mise en œuvre d’une nouvelle opération d’ampleur pour lutter contre la délinquance et l’immigration illégale ». Une opération d'ores et déjà annoncée comme une Wuambushu 2. 

La nouvelle ministre avait annoncé un déplacement sur l’île lors de la passation ce vendredi, sans préciser de date. Sur place, la population locale a organisé des blocages et manifestent contre l’insécurité et l’immigration. Des heurts avec les forces de l’ordre ont éclaté lors d’une manifestation mardi à Mamoudzou. Interpellé à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a appelé le collectif des forces vives de Mayotte, tête de file du mouvement, à « saisir les invitations des élus et du représentant de l’État à échanger ».

« La première priorité dans l’immédiat est de rétablir l’ordre public et de permettre la reprise des activités », a-t-il insisté, assurant que « 200 personnes ont été évacuées du camp de Cavani, il en reste 500 ». « On doit être plus efficace pour expulser plus rapidement les étrangers sans titre, y compris les ressortissants de pays africains. Les déboutés de l’asile font systématiquement l’objet de décisions d’éloignement, tout est mis en œuvre pour les exécuter dans le meilleur délai ». 

Le collectif des Forces vives demande de « résoudre le problème migratoire et son pendant insécuritaire », mais aussi « la fin des mesures législatives d'exception, qui entraînent une différence de traitement injuste à Mayotte, et la fin du séjour territorialisé » empêchant les détenteurs d'un titre de séjour à Mayotte de partir dans l’Hexagone, selon un communiqué