À Fort-de-France, 17 gendarmes récemment arrivés sur le territoire, ont suivi une formation accélérée en créole. Une démarche pour mieux comprendre et échanger avec les Martiniquais dans le cadre de leurs missions. Un sujet de notre partenaire RCI Martinique.
À la caserne de Redoute, à Fort-de-France, des gendarmes fraîchement affectés en Martinique ont participé à une une initiation à la langue créole.
Pendant plusieurs jours, 17 militaires ont suivi ce stage animé par quatre gendarmes martiniquais. Au programme : bases de vocabulaire, chiffres, couleurs, mais aussi éléments de grammaire et d’histoire de la langue. L’objectif est de leur permettre d’être plus à l’aise dans leurs échanges avec la population, que ce soit sur le terrain ou lors des appels. Ce dispositif est encore récent. La première session a été organisée en novembre 2025. Il s’adresse aux gendarmes volontaires, ainsi qu’à ceux occupant certains postes spécifiques.
À l’origine de cette initiative, le général Yvan Carbonnelle, commandant de la gendarmerie de Martinique, qui explique l’organisation mise en place : « En gendarmerie, les affectations, c’est lors des grandes vacances. On connaît les gens qui vont être affectés plusieurs mois avant. C’est-à-dire qu’à peu près maintenant, on va leur envoyer des liens internet pour qu’ils commencent le pré-apprentissage en disant : vous ferez un stage créole à la rentrée. Et vers septembre-octobre, il y aura le stage de rentrée. Et puis, certainement, au printemps d’après, le deuxième stage, parce qu’on en fait deux par an pour des raisons de flux ».
Pour les gendarmes concernés, cette formation répond à un vrai besoin dans l’exercice de leurs missions. L’adjudant-chef Flore, arrivée en août 2025 à la brigade de proximité de Ducos, y voit une grande utilité. « Comme nous sommes souvent confrontés à des personnes qui parlent essentiellement le créole, surtout quand il y a des différends, je trouve ça vraiment nécessaire et c’est vraiment bien d’avoir fait ce stage. Pour moi, il faudrait même qu’il soit généralisé, qu’il y ait vraiment une obligation dès qu’on arrive au niveau du PAM, du plan annuel de mutation ».
Mais cette formation vise aussi à renforcer le lien entre les forces de l’ordre et la population locale.
RCI Martinique





















