Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a présenté, le 15 avril, un projet de loi autorisant l’approbation de l’accord signé entre la France et Antigua-et-Barbuda sur les services aériens. Le texte avait été paraphé à Saint-John’s le 28 mars 2022, à l’issue de négociations ouvertes en juin 2021.
Signé en mars 2022 à Saint-John’s, l’accord bilatéral présenté en Conseil des ministres doit relancer des liaisons directes disparues depuis 2019 et renforcer la connectivité régionale des collectivités françaises d’Amérique.
L’accord intervient dans un contexte de vide aérien bilatéral : plus aucune liaison directe régulière ne relie la France à Antigua-et-Barbuda depuis 2019. Les dessertes existantes passent par des escales, assurées principalement par des compagnies étrangères, en premier lieu britanniques. Le nouveau cadre se veut « modernisé, conforme aux standards internationaux et au droit de l’Union européenne ».
Au-delà de la sécurisation juridique des opérations aériennes, l’accord affiche trois priorités : favoriser l’ouverture de nouvelles liaisons, consacrer les principes de concurrence loyale, d’équilibre et de réciprocité entre transporteurs, et renforcer la connectivité régionale dans les Antilles. Un enjeu direct pour la Guadeloupe, la Martinique et Saint-Martin, dont l’intégration dans leur environnement caribéen dépend largement des dessertes aériennes.
Cet accord intervient à quelques semaines de la relance de la ligne aérienne entre Antigua-Barbuda et la Guadeloupe, opérée par la compagnie LIAT Air à partir du 1er mai.
Le projet de loi doit désormais être examiné par le Parlement avant une ratification définitive.





















