Aérien : Guyane Express Fly renforce ses effectifs et ajuste sa stratégie

©Guyane Express Fly

Aérien : Guyane Express Fly renforce ses effectifs et ajuste sa stratégie

La compagnie aérienne locale Guyane Express Fly a procédé récemment au recrutement de deux nouveaux pilotes, portant à douze leur nombre total habilités à opérer sur ses appareils. Mathieu Labejof et Benjamin Antourel, tous deux originaires de Guyane, ont intégré définitivement les effectifs en décembre 2025, après avoir débuté leur formation en juin.

Ces recrutements s’inscrivent dans une volonté de la compagnie de stabiliser ses équipes en s’appuyant sur des personnels disposant d’attaches locales. Initialement, Guyane Express Fly prévoyait l’embauche de quatre nouvelles personnes, mais deux recrutements ont été reportés.

Un report est lié à l’évolution du contexte économique du secteur du transport aérien en Guyane, mis en concurrence avec Van Air, compagnie Tchèque qui exploite des vols au départ de Cayenne vers des destinations de l’intérieur du territoire depuis août 2025.

Cette situation intervient dans un contexte de financement public encadré par une obligation de service public (OSP). La Collectivité territoriale de Guyane (CTG) consacre chaque année 15 millions d’euros au financement des dessertes aériennes concernées. Cette enveloppe est répartie entre les opérateurs en fonction du nombre de rotations effectuées dans le cadre de l’OSP. À titre de comparaison, ce montant s’élevait à 10 millions d’euros par an à l’époque d’Air Guyane.

Parallèlement au renforcement de ses effectifs, la compagnie a également fait évoluer sa flotte. Un nouvel appareil, un LET L-410 Turbolet, a été ajouté en décembre, en remplacement d’un Twin Otter, appareil de plus faible capacité. Selon la direction, ce changement permet d’augmenter la capacité de transport, tant pour les passagers que pour le fret, avec une charge utile passant de 1.050 à 1.450 kilogrammes.

Enfin, Guyane Express Fly envisage l’ouverture d’une nouvelle liaison internationale en 2026 entre Cayenne et Macapá, au Brésil. Cette ligne permettrait de réduire significativement le temps de trajet entre la Guyane et l’État brésilien de l’Amapá, aujourd’hui principalement accessible par voie terrestre.