Annoncé par Outremers360, l’inspecteur des finances, qui remplace Claire Durrieu à la tête de la mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie, va entamer son premier déplacement sur le territoire, vendredi 10 avril. Un séjour de trois semaines, durant lequel il compte rencontrer « l’ensemble des élus et partenaires sociaux » pour poursuivre le déploiement du pacte de refondation, et notamment le lancement des premiers chantiers inscrits dans le plan de relance. Un sujet de notre partenaire Les Nouvelles Calédoniennes.
Nouveau responsable de la mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie, Amaury Decludt est attendu dans les prochaines heures en Nouvelle-Calédonie. Le haut fonctionnaire, inspecteur des finances publiques passé par la direction générale des douanes, le ministère de l’Éducation nationale et plus récemment par le ministère de l’Économie, remplace Claire Durrieu, qui a conduit la mission depuis sa création en août 2025 et qui s’apprête à devenir directrice de cabinet du ministre des Comptes publics.
Des travaux ralentis par les provinciales ?
À quelques heures d'un premier séjour sur le Caillou qui doit durer trois semaines, Amaury Decludt a confirmé sa volonté de conserver la méthode appliquée par l'équipe de la mission depuis sa création. « La feuille de route reste la même, notamment le maintien d'un lien étroit et constant avec les parties prenantes du territoire, cette écoute et cet esprit de dialogue sont à mon sens essentiels », a précisé Amaury Decludt, aux côtés de Claire Durrieu lors d'une visio-conférence depuis Paris avec la presse calédonienne, ce jeudi 9 avril.
Le diplômé de l'ENA, âgé d'une quarantaine d'années, a justement l'intention de rencontrer ces trois prochaines semaines « l'ensemble des élus et des partenaires sociaux » qui composent l'assemblée plénière de la mission, afin « d'instituer un dialogue nourri ». Ensuite, Amaury Decludt s'attachera à « poursuivre le lancement des axes du pacte », et notamment des 64 premiers chantiers prévus dans le cadre du plan de relance.
Reste que la tenue des élections provinciales d'ici fin juin pourrait ralentir les travaux. « On souhaite que le travail se poursuive jusqu'au bout », indique Amaury Decludt, conscient que la « période de réserve électorale » et le renouvellement des élus, donc des membres de la mission, devraient forcément poser des difficultés. « Sur les projets très concrets, tels que le lancement des chantiers, il sera néanmoins toujours possible d'instruire un certain nombre de choses, en lien avec le gouvernement calédonien ».
« Opérer ce rebond économique »
Claire Durrieu, quant à elle, a déclaré avoir été « très honorée de conduire cette mission, ce fut une grande fierté. Je suis consciente que le plus gros reste à faire, mais je reste convaincue que la Nouvelle-Calédonie a les atouts pour opérer ce rebond économique, à condition que les Calédoniens y croient et se montrent un peu moins sévères envers eux-mêmes ». Au cours des huit mois de travaux qu’elle a conduits, Claire Durrieu retient notamment la naissance « d’un dialogue exigeant et constructif avec les élus et le monde socio-économique », mais aussi l’élaboration du « pacte de refondation sur cinq ans » et les « avancées importantes sur le sujet du nickel ».
Une trajectoire que son remplaçant a pour mission de prolonger. « Il a connaissance de tous les dossiers en cours, ce sera une transition sans coupure, je suis ravi qu’il me succède car je connais ses grandes qualités techniques et humaines qui permettront une exécution rapide et efficace du pacte », a affirmé Claire Durrieu.
Baptiste Gouret pour Les Nouvelles Calédoniennes





















