Deux prix, Meilleur film et Meilleur acteur, ont été attribués au court-métrage « Sans banc fixe » du réalisateur guadeloupéen Galiam Bruno Henry au Festival de Cannes dans le cadre de la compétition « Diversity In Cannes Short Film Showcase » 2026 qui avait pour marraine cette année l’actrice oscarisée américaine Viola Davis. Une nouvelle récompense pour ce court-métrage déjà très largement primé dans de nombreux festivals à travers le monde.
Depuis qu’il s’est lancé dans la réalisation, Galiam Bruno Henry ne cesse de collectionner des récompenses avec ses œuvres. Son premier court-métrage « Le Service » avait déjà glané plus d’une vingtaine de prix dans les différents festivals internationaux. Ce qui ne l’a pas empêché d’être particulièrement ému à l’annonce des récompenses obtenues au Festival de Cannes 2026 dans le cadre de la compétition « Diversity In Cannes Short Film Showcase ». Un évènement organisé en marge du Festival de Cannes avec pour marraine cette année l’actrice américaine oscarisée Viola Davis.
Créé pour « encourager les cinéastes issus des milieux sous-représentés, qui racontent des histoires spécifiques aux populations marginalisées, à présenter leurs œuvres devant un public international lors du Festival de Cannes », le programme « Diversity In Cannes Short Film Showcase » met en avant le travail de cinéastes issus de la diversité et leur rendra hommage à l’échelle mondiale pour leurs réalisations cinématographiques.
Un film qui collectionne les récompenses
« Sans banc fixe » évoque les parcours erratiques, chaotiques et émouvants de trois sans-domicile fixe qui se disputent un banc. Il dresse le portrait de gens cabossés par la vie, en montrant l’isolement, la perte de dignité et de confiance qui sont le lot quotidien de ces invisibles, mais qui ont tant à dire.
Un film qui a ému les membres du jury de cette compétition qui ont décerné deux awards winner, celui du Meilleur film et de Meilleur acteur attribué au comédien Habib Dembélé. Deux récompenses qui s’ajoutent à celles déjà nombreuses récoltées par le film dans d’autres festivals, dont le Douala International Film 2026 ou encore le Festival International du Film Espoir (FIFE).
Projet d’un long-métrage
En tout cas, ces deux dernières distinctions représentent une belle victoire personnelle et un fort encouragement pour le réalisateur et acteur guadeloupéen et pour sa complice Maryline Mahieu qui a écrit le scénario. Un encouragement que n’a pas attendu Galiam Bruno Henry puisque d’ores et déjà il a entrepris l’écriture d’un long –métrage « Le chant des ratières » qui a bénéficié de l’aide à l’écriture par le CNC (Centre national du Cinéma et de l’image animée) et de la région Guadeloupe, mais dont le financement est encore au stade de la recherche. Il est à espérer que ces nombreuses récompenses qui consacrent un talent indéniable et une grande sensibilité créative, lui ouvrent grandes les portes de producteurs pour lui permettre de faire aboutir son projet.
E.B.





















