De nouveaux mouvements de terrain ont été observés ce vendredi dans le quartier Te Honu, sur le site même de l’éboulement mortel de mercredi. De quoi confirmer l’instabilité de la paroi fragilisée, mais pas de quoi justifier de nouvelles évacuations : aucune extension de la zone d’interdiction n’est à prévoir. Les opérations d’excavations sont toujours en suspens, en attendant de nouvelles expertises : deux géologues calédoniens et deux spécialistes en risque bâtimentaires hexagonaux sont sur le terrain à la Presqu’île. Précisions avec notre partenaire Radio 1.
Annoncés dès mercredi par le ministère de l’Intérieur, les renforts techniques sont arrivés ce vendredi matin à Tahiti. Deux experts géologues dépêchés par la Direction de l’industrie et des mines de Nouvelle-Calédonie, ainsi que deux conseillers techniques en sauvetage – déblaiement, attachés de la Direction générale de la sécurité civile et de gestion des crises nationale, spécialisés, entre autres, en risques bâtimentaires, viennent renforcé l’expertise locale des services du Pays et de l’UPF.
Après un « briefing » au poste de commandement à Papeete, en compagnie du Haut-commissaire, les spécialistes se sont rendus sur le site de Te Honu, où les opérations d’excavations ont été suspendus en attendant une analyse de risque.
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Et le risque est plus que jamais avéré : de nouveaux mouvements de terrain ont été observés ce vendredi matin « au même endroit que le glissement de terrain initial », comme le précise les autorités de l’État. Des éboulements qui « confirment l’instabilité persistante » de la paroi, mais qui « ne sont pas de nature à modifier le périmètre de sécurité.
La zone d’interdiction en place depuis vendredi, et qui couvre trois servitudes côté montagne, n’a pas été modifiée, et aucune évacuation supplémentaire n’est pour l’instant envisagée, en amont ou en aval de la falaise effondrée. Les familles évacuées sont toujours prises en charge par la DSFE et l’OPH.
Par Radio 1;























