En visite à Saint-Benoît hier, vendredi 28 novembre 2025, Naïma Moutchou a rencontré habitants et gendarmes du quartier de Bras-Fusil. Dix-huit mois après l’installation de la brigade de gendarmerie de proximité, les premiers résultats en matière de sécurité semblent encourageants, même si la précarité reste un défi majeur dans l’Est de l’île. Détails avec notre partenaire Linfo.re.
La sécurité était au cœur du déplacement ministériel ce matin. Après une première séquence officielle, Naïma Moutchou s’est rendue à Bras-Fusil pour échanger avec la brigade de gendarmerie mobile implantée au cœur du quartier depuis plus d’un an. Cette unité avait été inaugurée en présence d’une précédente ministre des Outre-mer, Marie Guévenoux. L’objectif pour la ministre : faire le point sur les missions, les résultats obtenus et l’évolution du climat sécuritaire dans ce quartier réputé sensible.
Sur place, la ministre a également pris le temps de discuter avec les habitants. Certains confient percevoir une amélioration tangible : « On a de bonnes relations entre les agents de quartier, tout se passe bien », explique un riverain. Un autre habitant assure : « Ça s’est bien amélioré. »
Depuis dix-huit mois, la présence régulière des gendarmes semble avoir contribué à apaiser le quotidien.
La brigade de proximité poursuit sa mission : lutter durablement contre la délinquance et retisser du lien social. « L’objectif principal a été atteint : se réimplanter dans le quartier et créer du lien avec la population, dans le but d’avoir une présence rassurante et la plus fréquente possible », souligne le général Frédéric Labrunye, commandant de la gendarmerie de La Réunion.
Naïma Moutchou a salué ce travail de terrain et évoqué une expérience inspirante pour d’autres territoires. « Tout ça peut inspirer la sécurité dans d’autres quartiers, y compris dans des quartiers en Hexagone. Il y a des leçons à tirer de ce que je vois ici à La Réunion depuis que je suis présente, et je n’ai pas fini d’en apprendre je crois bien », a-t-elle déclaré.
Si la situation à Bras-Fusil semble s’être améliorée depuis un an et demi, la ministre a rappelé que la lutte contre la précarité reste une priorité urgente dans cette partie de l’île, où 43 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.
Avec Linfo.re























